Actus et Dualités

Actus et Dualités
Fredy K... j'aimerais que ce ne soit pas vrai... mais repose en paix

Fredy K, un des rappeurs les plus talenteux du mythique crew ATK est décédé d'un accident de moto il y a 3 jours.... Un des mc's qui a toujours su évoluer dans le bon sens dans le pe-ra. Je l'ai vu au Delleck il y a un mois, c'était le plus FORT de tous, une mine de mc mais à moins d'un miracle... Je n'arrive toujours pas à réaliser que je ne le reverrai jamais, et qu'il n'aura jamais de 2ème solo à son actif...REP FREDY K. L'ironie du sort est que ton solo sublime sur 'Heptagone' se nomme "Ma Mort"...

Svinkels - Qhuit - Baste - KD7 - La famille...
En ce qui concerne le Svink, vous savez tous que l'album est enregistré. Les beats seront dirty pour la plupart selon les dires du groupe (bientôt l'interview groupie par Monk-of-jah :P). Mais de plus on nous annonce (dixit Thom4s de Rapanization.com), qu'un Qhuit 2 ainsi qu'un Klub des 7 sont prévus et sont en préparation :D Que du lourd, alors que ça faisait lgtps que le Svink avait été zappé !

TTC - Tido
Le seul dog du trio de Têtes Trappues et Comiques, sort enfin son 1er solo "Jet Lag" (voir article "News"), pour l'instant déjà dispo sur Justlikehiphop.com, mais un peu partout le 5 novembre. Partouze lyricale ou débande chronique, on le saura vite à l'écoute, malgré que les extraits laissent peu de doutes...

Grems - Rouge à Lèvres - Disiz - 4 Romain - Bordeaux shit !
Comme déjà dit, la tape de Grems est coming soon avec des premiers extraits d'un grand éclat sur son myspace : http://www.myspace.com/gremsakasupermicro. Mais de plus le deuxième album des Rouge à Lèvres est fini d'enregistré :D, préparez vos agendas et vos registres de thunes car avec désormais Disiz dans le groupe, on est prêts à du grand rap-house ! Premier extrait 'Bogosse 3' en écoute sur le space.

La Caution - Saphir - Kerozen - NLS - You see ?
On le sait tous, le prochain Caution est en cours d'enregistrement ! Très peu d'infos ont filtrés mais après deux gros classiques (2001/2002 et 2005), on peut s'attendre à un skeud énorme ! Bien sûr des lyrics encore hors-normes, bien sûr des flows poussés à l'extrème et bien sûr des instrus tonitruantes. 2008 !
De plus Saphir se prépare également pour son 1er album (cf. interview), et ça faisait un p'tit temps qu'on l'attendait ! See you soon ;)



DPLB - Kalash - Dernier Pro - Assassin-connexion.net - Soutien les indés !
Soondoger (d'Assassin-Connexion.net) est depuis qqs temps sur la réalisation réaliste d'une compilation de Rap français avec en invités prestigieux : Kalash, Jethro Bare, Désolé pour le Bruit, Assassin, Dernier Pro et autres mc's op mais méconnus.
Le site de la compil est d'ores et déjà dispo : "L'attention Monte". Sa sortie sera nationale (fnac, virgin...), alors n'hésitez pas à l'acheter au moment prévu, c'est du pur indépendant ! Faut que ça détrone Lim au top 1 ma parole :P.


La Spirale - Les Gourmets - Lyon/Lille - Classic connexion
J'vous apprendrais rien en arguant que La Spirale et Les Gourmets sont deux groupes très proches (suffit de voir en live !!). Je continue mon argumentation en tenant cette preuve, un maxi téléchargeable gratuitement sur le net sera bientôt en ligne, sous le nom due crew 'Spigou', du très bon en perspective !! A noter que le prochain classique album des Gourmets est prévu pour 2008 et que le skeud de La Spirale est toujours en vente officieusement sur le myspace d'Arom ;)

Missak - Lyon/Choisy - Gourmet's team - Futur classique...
Missak (que j'ai très rapidement présenté au dernier pré-article : "J'en profite pour rapidement promouvoir un autre rappeur, j'ai nommé Missak http://www.myspace.com/missaklaperkiz dont le 1er album arrive très bientôt et qui saura vous charmer, j'en suis sûr, par ses beats sombres, ses lyrics pleines d'allitérations, ses punchlines à retardement et son flow amorphe de poète anonyme !]" est en préparation pour son 1er album, avec des featurings de Nakk, Les Cautionneurs, Les Gourmets etc... Vous avez déjà entendu l'allitération poétique et bien il y aura également du délire, de l'égotrip et du flow archétype. Un futur classique !

DJ Boolchampion - First DMC - Jouagie, C2P, Taïro, Boramy etc... - Tape !!
En attendant son 1er album, le champion -non pas du bowling- mais des platines sort sa net-tape téléchargeable gratuitement avec des titres ett des remixs de Le Jouage, Sako, Boramy, Oxmo Puccino, Taïro, Sept, Le 4 Romain, Moudjad etc etc... DL ICI !

Moar - Hip Hop Jazzy - Album - Kohndo, Séïsme, Enz etc...
Le beatmaker Moar sort son premier projet de Rap Jazzy intitulé 'Mes Influences' avec des featurings de haute qualité tel Kohndo, Enz, Séïsme, Specko, Daz-Ini et j'en passe. C'est en vente ici mec Juste Like

Les prochaines news très bientôt, suivies d'une mise en forme de l'article. Si vous aussi, vous disposez de news du rap alté, lâchez les !

# Posté le mardi 06 novembre 2007 13:08

Modifié le vendredi 09 novembre 2007 18:01

James Delleck - Le Cri du Papillon

James Delleck - Le Cri du Papillon
Nos oreilles sont des récepteurs : d'un acouphène à un cri de papillon, l'on peut tout écouter sans forcément entendre. La goutte au bout des lèvres ou le sourire, multiples sont les expressions que l'on a à l'écoute du disque qui, sûrement, ne pourra jamais mourir. Du club des sept originaux à l'état stable de gravité zéro en passant par une antre de folie furieuse, vous tenez ici le meilleur skeud du dénommé Delleck... James Delleck.
Mais c'est qui ? L'écrivain de poèmes en sanscrit ou l'électron libre du circuit, vous allez le découvrir à sa métamorphose sur skeudi.


01 - Chrysalide :
Le rappeur encore larve décide de s'introniser. Pour cela il va puiser dans toutes ses ressources et enfin sortir de sa chrysalide. Instru electro et galactique en intro, scratchs puis endiablement du son symbolisent parfaitement l'entrée du Papillon dans la vie. James est fin prêt pour son discours, cette superbe introduction est aussi plaisant que tout le reste de son cri.
4,25/5

02 - Chaman :
Ca y est le papillon est lancé et quand il s'envole, il ne se pose rarement. Chaman représente la faculté du Delleck à faire rêver, voltiger bref "élever (l'auditeur) au dessus des vestiges" du rap français. Métaphores à la chaîne, entrecoupées de punchlines décrivent un monde fantasmagorique et charmeur sur une petite instru à la fantaisie naïve mais aussi aux rythmes puissants. Les talents lyricaux de James sont pleinement démontrés tout comme son pouvoir de transporteur, vers un monde étrange et fantastique. Ce 1er titre est une petite perle pour s'évader sur des lyrics totalement classic !
4/5

03 - Le Profil Psychologique :
Loin de cette envolée majestueuse, James redescend sur Terre et fait une petite pause pour nous délivrer ses kiffs. Sujet maintes fois revisité, ici le Delleck le ravive grâce à sa p'tite intro originale et à ses rimes humoristiques et deuxièmes degrés. Du pur egotrip au sens premier, imprimé d'un enchaînement de "j'aime x, j'aime y". L'instru est bougeante, limite grouillante voire brouillon mais surtout très funky. Le refrain s'impose avec volupté et au final l'on se repose tranquillement sur ce son simple mais frais. L'on regrettera juste la baisse lyricale (voulue).
3,5/5

04 - Le Réverbère :
On passe très rapidement d'une aile à l'autre du papillon. Du très drôle et tranquille profil psycho, l'on tombe ici dans le drame social. Non-membre d'association, James décide de dénoncer à sa manière si alternative. 'Le Réverbère' est une superbe personnification d'un lampadaire, où l'on découvre les sentiments et ressentiments de cet objet si utile dans une rue sombre et crade. Il voit s'en passer des tragédies et est vite dépassé car tout ce qu'il peut faire : c'est éclairer. C'est ce que fait notre mc de Vitry, il éclaire les drames communs de son flow classique et encore une fois avec une puissance lyricale assez hors-normes entre allitérations et personnificatinon. L'instru est dantesque, le son est fantastique !
4,75/5

05 - Gérard de Roubaix :
L'on sort à peine de la mélancolie, que l'on se retrouve à nouveau dans l'humour. Gérard est un prolo qui vient de gagner à un jeu de grattage. Gros story-telling, James nous raconte les milles et un fantasmes de riche dont rêve l'homme du nord. Concerts de TTC, jet ski avec Lagaff, harems et autres rosées irréalisables s'offre au prolétaire sur un instru assez funky encore une fois et très cool. Lyricalement dans l'ordre du story-telling, l'humour est omniprésent jusqu'à la conclusion, où le Gérard s'écroule. Finalement l'on n'est pas réellement sorti du drame et de la dénonciation pour tomber dans l'humour. Preuve qu'encore une fois James sait jouer à plusieurs niveaux, plus qu'un délire, ce son peut être considéré comme une défense de la France prolétaire qui se retrouve rejetée de la France d'en haut (sarkozyste).
3,75/5

06 - L'Amour :
Malgré tous délires, l'homme sous gravité zéro cherche comme tout autre l'amour. Mugissements chantonnés au refrain et petite prod magique accompagnent cette ode rap à la sexualité et l'affection. Le héros de ces lyrics est frustré voir dérangé et en arrive jusqu'au meurtre. Avec une petite fin en humour noir, Delleck sait narrer avec un haut niveau lyrical la recherche de l'âme soeur et du corps se/ain ! Bon titre qui hélas à force d'écoute blase légèrement à cause de son refrain trop lancinant et simpliste.
3,25/5

07- L'Etranger :
Fin malin des changements d'ambiance, James resurprend dans ce morceau avec une instru hyper saturée electro-rock et un titre en suspens. Intrus dans une ville, dans une vie conformiste, le delleck clashe tous les cloîtrés dans la routine et exprime son désir d'aire d'autoroute. L'étranger est une titre où il démontre son alternativité, ainsi que sa sensation de rejet de la société actuelle et mutilatrice. Lyricalement d'un niveau très haut, dans l'abstrait et les métaphores et suivi d'une instru très puissante. Ce titre re-resurprend par sa prise de position mais surtout son intensité jusqu'à la déchéance.
4,75/5

08 - 15 Ans :
Pour sortir de ce rejet de la vie, certains névrosés choisissent la fugue, mais rarement celle du 5ème étage. Petit homme du haut de ses 15 ans souffre lui aussi d'un manque d'affection, et s'infectent en lui toutes les blessures. L'orgue est présent, et l'anti-héros loin d'être orgueilleux ne nargue personne mais nage plutôt dans sa souffrance. Jusqu'à ce qu'il décide de sauter, sauter vite vers l'évasion qu'est la mort. Story-telling majeur et dramatique, comme seul James sait les faire, ce morceau est un des plus tristes du skeud : une vie réelle. Encore une fois plein d'assonances et de punchlines tragiques, le crescendo de James jusqu'à la chute. C'est dur à dire mais "magnifique".
4,5/5

09 - La Carotte Sauvage :
Delleck sait qu'il attriste, qu'il appitoie mais il aime surtout la gaiété et l'électro qu'il tutoie avec plaisir. Pour nous remonter le moral, il est aussi habile et nous a concocté une grosse track attirante, bounce mais aussi très fantaisiste (bois de houx et papillon si j'ose dire). Une petite perle pour ceux qui aiment l'electro-trip hop. La Carrote Sauvage est un légume pur parmi ce monde pervers, un instru langoureuse pour mieux nous titty-tilter !
4,75/5

10 - Le Titty Twister :
"L'ange en auréole se transforme en sainte qui touche. A demi-nue, tu n'peux plus te dominer. Damned ! Tu t'aventures au milieu de ce terrain pas déminé" Il est rare que je cite pleinement les épatantes punchlines du James, mais être trop pro, l'on ne peut que se prosterner. Dans ce titre il décrit "l'enfer" des boîtes où la femelle se retrouve enfermée avec plaisir, pervertie par derrière par le patron du club. Un titre hyper groovy sur lequel l'on peut autant danser que s'esclaffer du talent qu'a le mc lyricalement. Très bon son qui marque encore un fois la polyvalence du vitriot.
4,5/5

11 - Sonate pour une Gouttelette :
Après avoir nous avoir fait voler, le papillon finit son envol au-dessus d'un nuage, duquel il ressortira sous forme de goutte. Déposé sur une gouttière métallique, sa vie n'est qu'éclats de lumière réfractée jusqu'à sa fin de vie sur le béton en alambic. Démonstration d'un talent énorme en poésie, story-telling et personnification, James est bien le seul à savoir nous émouvoir pour une goutte d'eau ! Dorénavant, l'on peut considérer ce son comme classique pour sa portée universelle mais aussi sa teinte acoustique sublime. Court mais époustouflant.
4,75/5

12 - Personne :
Si James n'est pas étranger, il est tout au moins un intrus parmi cette masse. Il n'est personne, impersonnifié par la république persane et les xsara impersonnelles. L'instru et les choeurs s'accordent au discours : Delleck est un clairvoyant parmi les simplets. Rock, electro et poésie se mélangent pour délivrer un message d'alternativité mais aussi de solitude philosophique. Comme si le temps était immobile et indélébile, le son s'arrête et juste un discours suintant la sagesse sort de ce soliste. Très beau son, poétique et travaillé à la fois.
4,75/5

13 - Ainsi soit-il :
Alors que le papillon est déjà quasiment hors de portée, il nous déleste un dernier message important. Parti comme un prophète, il nous déclare qu'il soit "Ainsi", pour que finalement le son ne soit pas qu'assonances.
Dansante, egotrip et travaillées, cette track résume en elle seule toutes les qualités du Delleck. Il sait être drôle mais réfléchie, athée, philosophe et groove tel un Perrinet remixé à la Trabuc. La track en elle-même est une gloire à son rap et donc ses qualités pré-citées. Mystique en freestyle du cd au vynil, ainsi soit James !
4,5/5

14 - J'ai Appris :
L'on peut penser que le skeud de satin est désormais terminé. Mais déterminé à ne pas laisser une image d'orgue orgueilleux, le mc-poète de Vitry revient pour un dernier titre où il retourne aux sources. Il atterit de son trip sonore et nous dévoile ce qu'il a appris au cours de son voyage musical. Comme tout homme, il a mûri lors de cette nouvelle expérience solo, James démontre qu'il est haut perché mais que malgré ses arcs en ciel, il lui reste tout à apprendre. En témoigne le beat au violon sombre, qui crescendo ammène le rappeur à son dévoilement. Titre le plus intime et le plus nostalgique, cette (pré)conclusion est l'image de la sortie de l'enfance de James, symbolisée par sa sortie du cocon et son envol de confort. "J'ai compris : je deviens adulte." La track cachée "L'oeil du tunnel" nous désamorce enfin. Ce rap n'est qu'une musique, rien de plus.
4,75/5


+ "Papa est rentré", track secrète, preuve que le James n'est peut-être qu'encore un enfant, à vous de trouver votre réponse....



Ce cri n'est finalement pas très perçant. Comme la plupart des choses dans la vie, ce n'est pas l'apparence d'une force qui est réellement forte. Témoignage tout droit de ses nuages, vu de haut, James aborde des thèmes originaux avec lyrisme. Il sait aussi se poser, lui et son égo, pour s'approprier des crises de société pour mieux les dénoncer.
Rock, electro, poésie et hip-hop se cotoient difficilement, preuve en est que James est un fin mixeur mais surtout un fort mc. L'on pourrait dénigrer son flow parfois redondant et facile, voire même "non-rappé" mais cela serait se voiler la face. Car les voiles du bateau qu'a emprunté James dans le hip-hop sont grandes et dépassent les frontières de cette culture pour aborder un continent d'écoute, d'alacrité et de critique rapologique à milles lieux au dessus de la bassesse d'un Lim, lui et ses milliers de ventes assourdissantes.
Parrallèlement à d'autres rappeurs eux aussi originaux (La Caution, Les Gourmets, KDL, Hocus Pocus, La Rumeur...), le vitriot se rend original et alternatif. Il donne ici à naissance à la maturité du rap alternatif. Un rap qui se démocratise et ne découvre pas son string pour 12¤ ttc. Un nouveau classique que l'on aperçoit à l'oeil du tunnel, que toute personne nationalisée ou étrangère, se plaira à aimer, quitte à payer une tonne de goutellettes de liquide. Car après ce skeud l'on peut avouer ceci : "J'ai appris". J'apprends que le rap alternatif n'est pas déjà mort-né, il peut encore faire des enfants et pondre des classiques sans se rembobiner.


18/20

..:jEy:..

# Posté le jeudi 15 novembre 2007 11:14

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 16:52

Yoshi : "J'ai fumé beaucoup plus de shit que Rocco a bouffé de chatte"

Yoshi : "J'ai fumé beaucoup plus de shit que Rocco a bouffé de chatte"
Personnage attachant mais dangereux de l'univers Nintendo (et particulièrement Mario), le Yoshi est un dinosaure vert par défaut qui détruit ses ennemis de multiples façons dont la plus connue est son attaque de la langue où il avale l'ennemi.
Quand il éclos dans sa mixtape-net-album gratuite :"Eclosion", le mc du même nom, qui officie depuis pas mal de temps sur le net, est déjà au top. Lors de ce 19 titres, le style entier du rappeur vert du 78 est dévoilée.
Ainsi lors de "L'In-Trop-Duck-Shionnn", son flow nous titille les oreilles et l'on observe une bonne familiariaté avec le Freko Ding d'ATK, la qualité est donc donnée !
Voix grave et nonchalante, flow flegmatique ou rapide, peut importe, sa force est ce ton. Mais Yoshi n'en perd pas pour autant sa personnalité, au contraire, fort en thème et non-anésthésiant, le Yoshi est ultra-divertissant et pioche dans divers répertoires. C'est comme cela qu'un pamphlet en story-telling humoristique contre la radio qui héberge ce blog arrive à plus que nous convaincre dans le titre "La SkyBoulette".
De même, après avoir été dégouté par skyfuck, rien de mieux que de goûter à un bon oinj et de partir dans un bon "Voyage Cannabique". On se rend d'ailleurs vite compte qu'on est "Trop Stone", les lendemains de soirées foncdé sont inévitablement évoquées et l'on prend plaisir à écouter ces histoires de dératés. Et plus encore : solitude amoureuse, blablatage et autres thème sont visités.
Le flow s'accorde parfaitement aux thèmes, ça part bien en freestyle avec ses potes Chong, Aros, Gaïden, Sopik, Nehrvy qu'on va jusq'à se dire que Yoshi accompagné de Fléon, et bah "P'tet bien qu'ils sont fous" !.
Lyricalement, le mc n'est pas mauvais mais ce qu'on reconnaît de suite c'est son talent de story-teller. Contes, foncdés de fontes et réglèment de comptes sont racontés au compte-goutte et on se tape souvent de bonnes barres sur les anecdotes dégrisantes du dinosaure. De même en freestyle comme sur des morceaux plus techniques comme "Da Rockwilder" de 2005, le rappeur sait faire rimer avec allitérations au plus grand plaisir de nos oreilles. Bien sûr loin d'un Rocé, le Yoshi a des textes à l'image de son flow : fous, foncedés mais très forts !
Si les instrus peuvent être classiques ou face B, nous pouvons facilement applaudir les prods débridées crées spécialement pour des bons sons comme "Gros Trip" en featuring avec Aros, où electro-fusion, hip-hop et violon/orgue fusionnent dans un beat de battant. De même dans un accordéon puissant pour l'apologie rapologique d' "Appolo G'z".

Yoshi de montre vite efficace, on se rappelle son flow de Freko full guedin mais aussi on retient surtout sa personnalité proche mais tout aussi éloignée du même mc d'ATK. Un simple sosie de Freko, le 78ais est un rappeur français en devenir qui saura surement évoluer et obtenir le meilleur de son style dingo lyrical. Via sa première tape plus ses quelques sons ammassés depuis ses débuts, on est conquis par Yoshi, au risque de se faire happer par le flow de sa langue de dino.

Myspace de Yoshi
Skyblog de Yoshi


A ecouter :
- La SkyBoulette
- Gros Trip ft. Aros
- Da Rockwilder
- Trop Stone
- St-Valentin ft. Chong
- Voyage Cannabique
- Apollog G'z
- Nettoyage Intensif
- Summer Freestyle ft. Chong
- P'tet bien qu'on est fous ft. Fléo


..:jEy:..

# Posté le dimanche 25 novembre 2007 08:59

Modifié le dimanche 25 novembre 2007 09:16

Haroun : "C'est la cata, ils veulent nous voir plus bas que terre ! Qu'on se gratte comme des crétins mais ça colle pas à notre caractère !"

Haroun : "C'est la cata, ils veulent nous voir plus bas que terre ! Qu'on se gratte comme des crétins mais ça colle pas à notre caractère !"
2-0-0-3, classe de 3ème, premiers pas dans le rap underground grâce à des connaissances et des titres spés comme "Paname All Star" sur l'album des Sniper.
Premier couplet, Paname est représenté dans ce titre par un dénommé 'Haroun' : fflow désartibulé, lyrics d'impertinent, egotrip sur Paris, Barbés et le monde du pe-ra, le choc est présent !
4 ans après le mc de la Goutte d'or a participé à tous les skeuds de la Scred, et jamais dans la tendance nous a sorti un mini-album déjà classique dans l'indé : Au Front.
A l'écriture de l'article, j'étais hésitant, à quoi bon (re)présenter ce mc étant donné la (re)connaissance dont il bénificie déjà ? Et surtout rentre-t-il dans notre ligne d'édition alternative ? Haletant j'ai finalement décidé de "l'articuler" sur notre blog, car bien que les thèmes soient street et engagés, ce membre de la Scred Co' mets une bonne baffe au monde du rap français tel son ainé Fabe à son époque.
Haroun est la révélation de la Scred, peut-être un de ses membre les plus effacés depuis la Selexion 99/00, c'est son 1er solo qui l'a dévoilé à une grande partie du public et redécouvert aux kiffeurs de Du mal à s'confier.

Flow : "Manière qu'a un rappeur de débiter ses paroles" Celui d'Haroun est reconnaissable parmi mille et cela depuis ses débuts. Déjà dans "Tranchants" en 2000, sa voix sort de la foule, hymne grave, rapides variations de tons et rimes jamais en demi-teintes, Haroun débite ses lyrics d'un flow ravageur. Mais depuis ces 7 ans, le rappeur a su encore améliorer, ainsi sa voix est devenue plus rauque, s'adaptant parfaitement au son rock-classique de "Respire".

Lyrics
: "Le Rap est une puissance mal gérée comme l'Algérie mais j'arrive ravageur. Bouneau et les majors n'auront que le poster de mon majeur". On sait déjà que toute la Scred a un fond hors-norme, rares mc's fiers de représenter le rap indépendant, décidés à ne pas signer sur de gros labels, les parisiens présentent une hip-hop carré, honnète, engagé sans faux gangstérisme. Loin de tout bling-bling, Haroun est totalement dans la continuité que ce soit en groupe ou en solo. Petite prime en plus sur les autres membres, Haroun a allié les punchlines de Fabe et Koma à son propre gôut pour l'allitération comme le démontre cette rime tirée de "Mon Poster". Fond et forme s'allie pour donner un rap simple mais travaillé, toujours street et engagé.

Beats : "En musique, le beat (« battement ») est le temps de la mesure ou pulsation ;" Ce qu'il faut savoir c'est qu'au départ Haroun est surtout un beatmaker. "Justice pour tous", "Engrenage", "On m'a dit" ou encore "Dans l'arène" sont ses propres pièces. Cette arène est justement un des rares titres où l'on ressent une légère touche electro avec ce beat qui semble tiré d'un Super Mario ajouté à une boucle funk. La face cachée sortant de l'ombre a pris le micro bien plus tard après ses premières instrus, voilà pourquoi son travail est toujours de qualité dans ce domaine. En témoine son album Au front où les guitares sèches, les violons et les pianos sombres s'alternent pour une pt1 d'ambiance old school remise à l'ordre du jour. Hors du temps son travail sur les skeuds de la Scred et son solo sont vraiment forts.

Justement hors des normes, très loin dans le Rap. Haroun est une homme vraiment HH, toujours dans la bonne direction, il est alternatif au sens où il ramène le rap à ses vraies valeurs au contraire des Ghetto faux gangs et autres alibis pour Tony Montana, ainsi que les bazookas fatals (surtout pour nos oreilles) ou chanteuse te détruisant le Koxys. Son son est pour la rue mais pour l'élever et il reste au front pour représenter.
Voilà pourquoi j'conseille à tout amateur de la culture Hip-Hop de s'écouter toute la disco de la Scred, de Fabe bien sûr mais surtout du meilleur : Haroun.


(A écouter !) Extraits de Au Front (A écouter !)

A écouter :
- Dans l'arène
- On pense tous monnaie monnaie (Scred Co')
- Le Zonard
- Sur Scène
- On m'a dit ft. Fabe
- Mon Poster
- Trop soulé (Scred Co')
- Par où commencer
- Ca part en couilles ft. Mokless & Koma
- Renverser la vapeur ft. Mokless
- Nique le terrain
- Panam all Star ft. G. Kill, Kid Mesa, L'Skadrille, Sinik, Diam's, Nysay, Tandem, 113 & Sniper


(HS : Nouveau clip tuerie de Flynt par Kourtrajmé page 6 accompagné du dernier clip de Tido !)

..:jEy:..

# Posté le mercredi 28 novembre 2007 08:21

Modifié le mercredi 05 décembre 2007 10:53

Chronique: TTC - 3615 TTC

Chronique: TTC - 3615 TTC
"Trio initialement determiné à être op,
mais hors-taxes, le style les quittent : dtc !
"
Cette petite punchline introductive donne clairement le sujet de cette chronique sans zieuter sur la cover : TTC.
Sortant d'un underground hyper original et créatif aux côtés de Fuzati, James Delleck, La Caution, Cyanure et j'en passe. Le trio de têtes à la tequila a su s'imposer dans le milieu rap français par le maxi Game Over 99 suivi de l'album Ceci n'est pas un disque et à réitérer un exploit en libérant un peu leurs propos sur le très electro Batârds Sensibles.
Après deux mixtapes de Cuizinier moyennes, car lyricalement très bas, et un maxi de Tido prometteur. On attendait avec impatience fin 2006, la troisième tentation du trio à toutes taxes comprises. Conclusion un an après :



01 - Quand je claque des doigts :
A l'oreille la prod est originale et même bonne. On s'attend à de bons trips de Batards Sensibles. Mais malheureusement les lyrics nous choquent : un fossé de banalité. Cuizinier nous bassine de sa soupe 'Mature, macho, machine' qui arrive parfois à nous faire rire pour qu'une nouvelle voix laide se fasse entendre : Tacteel a pris le mic. Bien loin d'aider le trio lyricalement, il abaisse encore plus le niveau avec des phases comme "Remets ton soutif en on embarque illico, dis à tes copines que j'ai la recette de perdre des kilos"... Les phrases s'enchainent et l'on se demande si le but est humoristique ou tout simplement egotrip ? Même Tido censé représenté la force parolière du groupe tombe dans une facilité affolante. Du vide type émission d'Arthur dont l'on retiendra tout de même la tentative d'humour du refrain "Claque des fesses quand je claque des doigts" et la valeur musicale appréciable pour les soirées.
2,75/5

02 - Paris, Paris :
Piste déjà connu, sa reconnaissance est malheureusement limitée. Véritable ôde à Paris, l'on pourrait plutôt la qualifier d'immonde si on est fan d'hyperbole. Sur une prod electro-pop assez minable d'Orgasmic, les 3 mc's organisent la propagande de notre bonne Paname. A coups de (fausses) punchlines egotrip, les TTC tentent de représenter tant bien que mal la capitale parisienne. Lyricalement très bas avec ces rimes d'énumérations, ce qui sauve ce son de la totale noyade est l'effort de Tido au 3ème couplet pour ne pas nous tuer. Cuizinier possède toujours un flow efficace au contraire de Teki qui essayent ici ses premiers délires matinaux de Paris.
1,5/5

03 - Turbo :
Le nom est équivoque : ce son est le rap fashion du beauf amant de l'émission hebdomadaire de M6. Le beat en est la représentation musicale, bruits electronique évoquant les bruissements bruyants d'un moteur et rythme binaire sont le support pour les quelques du trio. Mais onomatopées grotesques et énumérations parfois tripantes associées à cette prod assez expérimentale d'un Para One toujours en forme arrive malgré à nous attirer. Cuizinier offre un refrain criard plutôt jouissif et ainsi de suite, la track se trouve plus apetissante que prévu :).
3,25/5

04 - (Pas la peine d'appeler je ne réponds pas au) Téléphone :
La 4ème piste de ce 3ème album est en quelque sorte la représentation en musique de l'image stéréotypée qu'ont du groupe ceux qui n'aiment pas TTC. Totalement (sans) Talent et (un peu) Con. Le flow de Teki est poussé à l'extrème, là où il apparaissait comique et dérangé à l'époque des freestyles grekfrites, on le retrouve ici gueulard, arrogant et saoulant. Le thème est simple, un egotrip humoristique sur le fait que le trio aime foutre des zefs à un peu tout le monde. On repassera sur le côté sain du texte et se tapera quelques barres sur les (soi-disantes ?) punchlines du style "Je le regarde sonner et puis je pense aux dinosaures.
Car le téléphone n'exitait pas encore à cette époque." [...]
La prod retentissante et répétitive arrive heureusement à enchanter nos oreilles et l'on se retrouve vite à avoir ce sale air dans sa tête.

3/5

05 - Travailler :
Alors qu'on pensait avoir touché le fond lyrical avec le son précédent, Cuizinier désarçonne avec sadisme l'auditeur avec des paroles sorties du livret de Lorie. Lorsque la déchéance du flow vient nous troubler grâce à ce cher Tacteel au refrain, l'on a peur. Car non-content de nous fournir un prod moyenne, il s'oblige à chantonner et à carrément "rapper" tout un couplet. "T'es dégouté, tu fais une drôle de tête car TTC continue là où tu t'arrêtes", hélas on aurait du leur dire aussi "Halte !" car l'allégeance que je prêtais au trio se tétanise encore plus avec cette track. Prônant l'arrêt du travail, ce titre nous démontre surtout qu'il faudrait que le groupe s'y remette sérieusement.
1,75/5

06 - Cé Pou Vou :
Le même schéma se reproduit, c'est pas vous qui me contredirez lorsque j'affirmerais que cette sixième track est une nouvelle fois assez ratée. Fournie d'une prod langoureuse aux beaux paysages des îles et d'un chaud refrain chanté, l'on déchante vite lorsque qu'on s'attarde aux paroles des 3 rappeurs. Pusillanimes sont ces pantins en nous offrant la facilité lyricale même qui décrit l'amour, le flirt et les femmes avec autant de charme que le dernier single Diam's remixé à la M. Pokora... Pourtant les flows calmes et ralentis de Cuizinier et Tido sont vraiment mélodieux, mais à force de jouer au tube pop chanté on tombe vite dans la fosse NRJizante. Soyons gentils et reconnaissons le travail à la prod et à la voix du petit doberman qui réussit à charmer nos oreilles dans un canapé aussi fonce-dé que soi.
2,5/5

07 - Antenne 2 :
Alors que la surprise et sursauts heureux semblaient non admis dans cette album, ce septième son nous réveille un tant soit peu. Premièrement par la prod, une fois n'est pas coutume, c'est Para One qui en est l'auteur. Entre pop, variété et quelques relents hip-hop, on se croirait dans un épisode futuriste de Candy ! Le refrain chantonnée par une jeune cousine de la tequila et du cuisinier amènent ainsi un bon tempo. Au tympan reconnaissez que parfois, quand votre daronne ou toute personne étrangère musicalement mais proche, passe le skeud de Lavoine ou de je ne sais quelle Farmer, vous vous choquez vous-même à apprécier une musique ou deux. Et bien le même phénomène semble ressortir de cette track, elle pourrait être hyper excrécable, dûe encore une fois au travail lyrical apporté et aux flows assez niais. Mais au contraire on accroche ! Le thème est original sans s'orner de ridicule : l'adolescence et avouons qu'un bon moment simple et léger peut être passé à l'écoute de cette chanson. Ecoutez le dernier Justin Timberlake, matinez le d'une chanteuse de variété et d'un beat electro-rap, vous obtiendrez le délire de cette track qui finalement nous étone agréablement.
3,25/5

08 - J'ai le son :
Premier et dernier morceau instrumental de cet album, "J'ai le son" fait office de pause beatmaking dans un skeud canalisé par des prods moyennes et des propos pas brillants. Alors que d'habitude Tido n'est pas le maître derrière les machines, on se surprend ici à bouger sur son instru. Electro-Hip hop pur avec quelques samples trip-hop, le son est clairement à lui et c'est du très lourd ! Peut-être un des meilleurs titres de l'album, Tido a ici clairement géré. La première écoute pourra déstabiliser mais le style devient op par la suite.
3,75/5

09 - Frotte ton cul par terre :
Sorti d'une instrumentale envoutante, c'est dur de se remettre dans le pop-délire du trio. La prod facile est de Tacteel mais est plus ou moins efficace, au contraire de sa performance au mic... Ce n'est pas pour cela que ce titre soit autant mauvais qu'un vers d'Alibi Montana. Car loin des trips fashion, ici l'humour, le vrai même si potache, est mis à découvert. "Frotte ton cul par terre", punchline destiné aux mecs comme aux filles qui en plus de se trémousser doivent "nettoyer le parquet". On tape quelques barres malgré la niaiserie et ce serait mentir de dire qu'on ne passe pas un moment à 93kms sous les oinjs avec ce délire. On regrettera quand même la simplicité et la naïveté humoristique du titre (ainsi que le flow de Tacteel encore une fois !).
3/5

10 - Strip pour moi :
Drop ce titre car il est trop chaud ! Le summum de la laideur est atteint par ce morceau... Outre la mauvaise prod de Para One qui n'a eu que la bonne idée des cuivres (ce qui fait exception à son talent habituel), le thème est vraiment vu et revu que ce soit aux Etats-Unis ou ici avec du pathétique R&B. Le refrain est un chant charpenté de Teki qui en plus d'être chiant est faux. Je ne parlerais même pas de la qualité lyricale qui atteint une bassesse abyssale : "Plus jolie que dans un film, sexy est mon héroïne". No more comment.
1/5

11 - Ambition :
Alors que Para vient de nous décevoir au précédent morceau, il se rattrappe très rapidement ! Je n'ai pas peur d'avouer, et cela sans future repentance, que cette prod de Para est la meilleure de l'album et peut-être une des meilleures de tous les titres confondus du trio TTC ! Hyper saturée et rappelant un peu la magnifique track qu'est "Pollutions" (Ceci n'est pas un disque / 2002), elle évade complètement l'auditeur et l'on prend limite plaisir à ne pas écouter les paroles des mc's. Car encore une fois c'est ce qui gâche la track, des lyrics très faciles. Heureusement le titre, egotrip à l'extrème, possède une dose de vérité et Tido tente enfin d'élever un peu ses paroles. Le morceau se passe agréablement jusqu'à ce que Para qui nous satisfaisait se mette à rapper... Un flow quasi-identique à celui de Tacteel et des lyrics pas plus évoluées, on repassera...
Retenons malgré tout cette prod gigantesque et le Tido un peu gargantuesque car on devra s'en contenter pour cet album.

3,75/5

12 - Une bande de mecs sympas :
12 étant le nombre total de tracks dispo sur chacun des deux premiers albums ainsi que le nombre de soldats de l'armée magnifiée du Rap alternatif, on est en droit de s'attendre à un son énorme et déboussolant.
Pour une fois nous ne serons pas (ou presque) déçus, produit par Modeselektor, le titre se devait d'être une tuerie. Le beat destructuré et electro s'adopte parfaitement au flow de Tido étrange et tranchant, qui pour une fois nous pond des lyrics de pro. Cuizinier et Teki restent moyen, mais il n'empèche que le thème se trouve sympa comme le trio à l'ancienne. Une track dans le style batards sensibles qui nous satisfait malgré ses relents de fashionerie.

3,5/5

13 - Dancing Box :
Dernier titre au chiffre dénommé du "maudit", il détrone heureusement la mode avec une nouvelle prod de Modeselektor. Encore une fois le beat est destructuré mais ici au maximum, le refrain est d'ailleurs une boucle des babillement du Berman. Les lyrics sont dures à apprivoiser mais s'étonne quand même à repérer quelques bonnes phases parmi le faux langage qui ponctue cet album. La track est peut-être une des meilleures avec Ambition et pour une fois Teki ne sort pas un flow chanté-pop-chialant qui est lui est si habituel désormais. On retrouve le TTC de 2004, le plus frais finalement, un minimum travaillé lyricalement et surtout expérimental et electro. Je conseillerais après l'écoute des ces 2 tracks produites par le duo allemand d'enchainer sur le nouveau titre intitulé "20007".
4/5

A la fin de l'écoute de cet album on est, j'ose le dire, très déçu voire dégouté. Les 2/3 des tracks sont mauvaises que ce soit au niveau production, flow et surtout lyrics qui sont souvent aussi riches que le tiers-monde... Heureusement quelques tracks sauvent le skeud de la totale noyade, au milieu de demis-épaves tronent les bons titres que sont "Ambition", "Antenne 2", "Une bande de mecs sympas" et "Dancing Box", les deux dernières nous redonnant un TTC comme on l'aime : expérimental, lyrical, electro, drôle et dansant à souhait ! Para One se révele définitivement comme LE beatmaker du trio, très haut au dessus de Tacteel et d'Orgasmic qui tente trop la pauvre pop épuisante. Tido déçoit mais malgré tout il reste le meilleur, autant lyricalement qu'en flow, car même s'il possède au départ le moins détonnant, il a su le conserver sur la longueur, au contraire de Cuizinier et de Teki qui ont bien baissé. Tekilatex est justement le plus bas dans cet album, lui qui pourtant était le leader du groupe, se retrouve relégué aux longueurs derrière le vieil egotrip de riche de Cuiz'. Son album solo Pop nous l'a d'ailleurs démontré (bien qu'il possède d'autres qualités mais qui ne s'inscrivent pas dans la culture Hip-Hop).
L'album devait s'appeller Vrai Rap au départ, ils ont au moins bien fait de réviser le titre car si cela ne tenait qu'à moi, je sous-titrai ainsi un mélange de Ceci n'est pas un disque et Batârds Sensibles qui chacun d'une manière différent sont au-dessus de ce troisième album.
Même si le skeud peut se trouver super frais pour se passer en soirée dessapée ou à côté d'une chicha HR, l'album reste moyen. Espérons encore un retour fulgurant pour le prochain Armée des 12 ! (Le Tido nous a malheureusement lui aussi déçu dans Jet Lag). "Car la nostalgie du Minitel m'arrête, même si le trio est dératé, il peut pondre de gros ratés, la charette TTC doit se recondenser"

11/20

..:jEy:..

# Posté le vendredi 07 décembre 2007 12:31

Modifié le mardi 09 septembre 2008 11:40