C'est bientôt l'heure, ça y est : papa va rentrer.
Je perçois le tintement sourd de son porte-clef.
A la manière dont la porte se claque violemment,
je crains deviner ce qui m'attends.
Et il jettera ses clés dans l'entrée
comme toujours sur le meuble en osier.
Insultera maman de trainée
tout en allumant la télé.
Il balancera 2 glaçons dans son whisky en touchant son pendentif en os.
Le cauchemar commence quand il dit : "M'emmerde pas, j'vais voir le gosse".
Réfugié sous les draps dans mon bunker de tissu.
Ca ne s'arrêtera pas et pourtant j'y ai cru.
Quand son souffle se posera encore sur mon cou,
je sortirais de mon corps pour m'envoler comme un hibou.
J'ai retourné toutes mes peluches face contre mur.
J'ai trop honte quand elles me voient dans cette posture.
J'entends ses pas, dans le couloir, résonner.
Il arrive, je dois vous laisser : Papa est rentré...
Cette track si glauque et tragique, plus efficace qu'une balle de glock pour vous faire chialer, est aussi très difficile à écouter... Enfin si l'on a pas la technique.
Premièrement vous devez posséder le cd original et une chaîne hifi.
Insérez le cd dans votre chaîne et appuyer sur play. Quand 'Chrysalide' commence, restez appuyé sur "rewind" (retour arrière) jusqu'à que le son arrive à -1min40 (faites le à l'oreille au pire).
Vous aurez alors la (mal)chance d'écouter cette poésie d'un drame âcre qu'est la pédophilie incestueuse.
(Si vous dépassez -1min50 vous retomberez sur la track 14.)
Pour les nbs qui demandent la chronique du 'Cri du Papillon', j'ai déjà rédigé... l'intro ^^.


